22.10.07
Week-end d'octobre...
16.10.07
Brochette de gosses...!!!
Fais dodooooo.....
(¯`·.(¯`·.(¯`·.(¯`·. .·´¯).·´¯).·´¯).·´¯)
(¯`·.(¯`·.(¯`·.(¯`·. .·´¯).·´¯).·´¯).·´¯)
BON ANNIVERSAIRE LA COUSINE!!!
08.10.07
Yeeeeeeeessssssss!!!!!
Au bout de l'héroïsme!!!
Victorieux des All Blacks (20-18), les Bleus affronteront l'Angleterre en demi-finales de la Coupe du monde samedi au Stade de France
DES GÉANTS. Les Bleus, samedi à Cardiff, sont entrés par la grande porte dans l'histoire du rugby français. Un exploit immense, arraché avec beaucoup de litres de sueur et quelques gouttes de sang. Il fallait un courage insensé pour offrir à ce point son corps à la cause. Se sacrifier pour ne pas céder. Plaquer et se relever. Encore et encore. Inlassablement. De la première à la dernière seconde d'un quart de finale étouffant.
Cent soixante-dix-huit fois, les Français ont étreint les hommes en gris pour les arrêter, les jeter au sol. Un chiffre affolant, déraisonnable. L'abnégation portée à son paroxysme. Une défense de fer face à un adversaire maître du ballon. 72 % de possession pour les All Blacks. Plus de neuf minutes passées dans les 22 mètres tricolores. À chercher la brèche, à buter dans le mur couleur nuit. En vain. Les Français brûlaient d'une foi trop grande. Ils ne voulaient tout simplement pas mourir à Cardiff.
L'idée de quitter cette Coupe du monde loin de la France et de leurs proches, de leurs supporters, leur était insupportable. Alors, têtes hautes et regards fiers, ils ont relevé l'immense défi. Non sans souffrir. Mais la douleur n'avait pas de prise sur des esprits transcendés par la promesse qu'ils s'étaient fait. Revoir le Stade de France, croire encore à ce titre de champion du monde, poursuivre cette quête d'une vie.
La belle aventure continue donc. Avec un nouveau rendez-vous épique, gigantesque. Samedi prochain, à Saint-Denis, le XV de France affrontera l'Angleterre pour une place en finale. Une affiche inattendue entre les deux porte-drapeaux d'une vieille Europe que l'on pensait, à tort, condamnée face à la puissance de l'hémisphère Sud. Mais c'est là la beauté incomparable du sport. Anglais et Français ont déjoué tous les pronostics, renvoyant Australiens et Néo-Zélandais dans leurs lointaines îles. Les larmes vont couler longtemps à l'autre bout du monde. Quatre longues années d'amertume...
Ecrire la légende
Tant pis pour eux. Ils payent le prix de leur suffisance. Sûrs de leur jeu, de leur domination, ils ont oublié que le rugby était, d'abord, un combat. Celui qui s'annonce, dans cinq jours au Stade de France, va faire trembler la terre. France-Angleterre, ou la revanche de 2003. Entre des Bleus à l'ambition dévorante et des Blancs avides de conserver leur couronne. Un choc majuscule...
Les Français ont fait la preuve, samedi, qu'ils étaient capables de tout. Même de s'aligner en formant un drapeau bleu-blanc-rouge pour, à quelques centimètres des All Blacks, regarder le haka les yeux dans les yeux. Un moment intense, un frisson inoubliable. Une véritable déclaration de guerre pour un combat féroce, inhumain. À l'image de Serge Betsen, quittant le champ de bataille dès la quatrième minute. En titubant, mais debout puisque le vieux guerrier avait refusé de s'allonger sur la civière. À l'image de Yannick Jauzion, concluant une percée conjuguée de Damien Traille et Frédéric Michalak, inscrivant l'essai de la victoire (63e minute) l'oeil gauche fermé par un oeuf de kiwi. À l'image de Fabien Pelous, le visage tuméfié...
Oui, ces Bleus sont capables de tout, y compris de changer le cours d'un match. Bernard Laporte avait prévenu. Pour l'emporter, il faudrait tutoyer la perfection. Longtemps, ce ne fut pas le cas. Trop de munitions égarées en touche (cinq lancers perdus), trop de plaquages manqués (13 en première mi-temps), trop de ballons rendus au pied. Et deux pénalités ratées pour se retrouver mené 13 à 0 au bout d'une demi-heure de jeu.
Mais, au retour des vestiaires, les Bleus allaient trouver les ressources pour écrire leur légende. Subir, toujours, mais sans jamais craquer. Faire basculer le match en profitant de la moindre occasion. Carton jaune pour Luke McAlister, essai de Thierry Dusautoir pour revenir à égalité (13-13, 54e), la transformation de Lionel Beauxis qui heurte le poteau et passe, Dan Carter qui quitte les siens, blessé. Le destin a choisi son camp. L'essai, en force, de Rodney So'oialo n'y changera rien. Héroïques et disciplinés jusqu'au bout (deux pénalités concédées !), les Bleus ont mis fin à leur noir cauchemar. Ils peuvent nourrir des rêves de grandeur.
Envoyé spécial à Cardiff DAVID REYRAT.
Publié le 08 octobre 2007
Actualisé le 08 octobre 2007 : 07h08















